Sortie de printemps 7 mai 2025 : visite du Trésor de la Cathédrale de Chartres

7 mai 2025

La presse en a parlé, les médias l’ont commenté, le Président de la République l’a admiré, à notre tour nous en avons rêvé et Fabienne Audebrand nous a exaucés en nous guidant à la découverte du trésor de la cathédrale de Chartres  fraîchement réinstallé dans la chapelle saint Piat.  Après nous avoir fait l’amitié de nous présenter le chantier de restauration lors de notre assemblée générale du 25 février dernier, nous ne pouvions pas trouver meilleur guide que celle qui fut la clef de voûte de cette admirable renaissance. C’est un véritable privilège que purent vivre  les trente  adhérents répartis en deux groupes qui sont  parvenus  à s’inscrire dans le cadre très contraint de la jauge imposée par le centre des monuments nationaux.

Après avoir escaladé le rude escalier de pierre qui permet de franchir l’espace qui sépare le déambulatoire de la cathédrale de la chapelle saint Piat, nous avons été accueillis  par la Vierge à l’enfant statue polychrome du XIVe s. Les objets sont exposés dans des vitrines disposées au centre et le long des murs latéraux. Certains de nos visiteurs ont pu retrouver des objets soustraits à leur vue depuis l’ouragan de décembre 1999 qui provoqua la fermeture du trésor, en particulier le fameux tabernacle dit de saint Aignan en émaux champlevé ou encore la riche croix  de procession en argent du XVIe. Fleurons d’une collection de vases sacrés et objets liturgiques précieux retraçant l’histoire  de l’orfèvrerie religieuse du moyen âge à nos jours, de l’époque romane aux créations de Goudji. Madame Audebrand rappela que tous les objets présentés demeurent des objets destinés au culte qui peuvent donc être utilisés lors des cérémonies célébrées dans la cathédrale. Cette chapelle édifiée à partir de 1323 et destinée à conserver les reliques de saint Piat possède une série de verrières du XIVe qui a bénéficié d’une remarquable restauration. Elle a été dotée d’une tribune dressée dans l’axe du chevet qui nous a permis d’accéder aux tourelles où sont exposées des wampums colliers de coquillages offerts au XVIIe par des tribus hurons et abénaquis et des armures autrefois conservés au musée et dans la tourelle sud des ornements liturgiques.

Un escalier hélicoïdal nous permis d’accéder à la salle basse qui servait de salle capitulaire au chapitre cathédral. Elle contient un dépôt lapidaire exposant des fragments de l’ancien jubé détruit à partir de 1763 et six statues colonnes du portail royal déposées en 1970 afin de les soustraire  à l’érosion. Madame Audebrand appela particulièrement notre attention sur les peintures murales décorant le mur réalisées dans les années 1320 mises au jour à l’occasion des travaux. Elles représentent le chantier de construction de la cathédrale et constituent la plus ancienne représentation de la cathédrale de Chartres. Autre découverte les quatre vitraux résolument contemporains réalisés   par l’artiste coréenne Bang Hai Ja, composés selon un tracé circulaire représentant l’univers sous les symboles de la lumière qui est vie, la vie qui est amour, l’amour qui est joie et la joie qui est paix. 

Sur le sol se trouve une lourde plaque de pierre munie d’un anneau donnant accès à la crypte qui depuis 1905 sert de sépulture aux évêques de Chartres.

Nos amis visiteurs sont sortis de ce trésor de foi, d’art et d’histoire enthousiasmés et reconnaissant envers Fabienne Audebrand qui a su avec dévouement leur faire partager son érudition et sa connaissance à nulle autre pareille de ce lieu exceptionnel. Nous remercierons également notre dévoué secrétaire qui a su adroitement gérer et répartir les inscriptions.

                                                                                     Charles JOBERT